Conseils · Nudacy Studio

Ampli basse répétition : Orange Little Bass Thing face aux rivaux

Orange Little Bass Thing, Markbass Little Mark IV, Ampeg PF-500, Fender Rumble 500 : quel ampli basse choisir pour la répétition ? Specs, prix, limites et réglages.

7 min de lecture Nudacy
Lire l'article Réserver une session

En salle de répétition, le bassiste a deux ennemis : le volume du batteur et la bouillie dans le bas du spectre. Choisir le bon ampli basse pour la répétition règle déjà la moitié du problème. Bonne nouvelle : depuis quelques années, une tête de 3 kg et 500 W suffit largement. Mauvaise nouvelle : elles se ressemblent toutes sur le papier, et les différences se jouent dans l’égaliseur, la compression et les sorties.

On compare ici l’Orange Little Bass Thing, la tête que tu trouveras à Nudacy Studio avec son baffle Orange OBC112, à trois références du marché : la Markbass Little Mark IV, l’Ampeg Portaflex PF-500 et la Fender Rumble 500 Head. Les prix sont des repères relevés en octobre 2026 sur des boutiques en ligne ; ils varient d’un revendeur à l’autre.

Ce qu’on demande à un ampli basse en répétition

Une répétition n’est pas un concert. Pas de sonorisation de façade à pousser dans une grande salle, mais un batteur, deux guitaristes et parfois un clavier à suivre. Cinq critères comptent vraiment :

  • La puissance utile. 500 W sous 4 ohms, c’est la norme des têtes compactes. En pratique, tu n’utiliseras qu’une fraction de cette puissance en salle : l’intérêt est la réserve dynamique, pas le volume brut.
  • Le poids. Si tu viens en métro, 3 kg contre 5 kg de tête, ça se sent. Le baffle reste le vrai poids : compte une douzaine de kilos pour un 1×12 en néodyme.
  • L’égaliseur. En répétition, tu corriges l’acoustique de la salle autant que ton son. Un médium réglable aide à te faire entendre sans monter le volume.
  • La compression. Intégrée, elle uniformise le jeu aux doigts et évite les pics qui masquent le reste.
  • La sortie DI. Une sortie symétrique XLR permet d’envoyer ta basse en console pour l’enregistrer ou la renforcer en façade.

Orange Little Bass Thing + OBC112 : ce que tu trouves au studio

La tête Little Bass Thing

Précision utile : malgré la réputation « lampes » d’Orange, la Little Bass Thing est un ampli à transistors. Selon Orange, elle associe un étage de puissance Class D de 500 W à un préampli analogique, avec un égaliseur 3 bandes à médium balayable et un compresseur de type Class A réglable par un seul bouton. Elle offre aussi une sortie DI symétrique et une boucle d’effets série.

Sur la fiche Thomann, on retrouve 276 x 85 x 251 mm pour 2,95 kg et un prix autour de 566 € TTC. Le revendeur précise 4 ohms d’impédance minimale et deux sorties Speakon. Les petits plus : un pad de -6 dB pour les basses actives (utile avec un micro hot) et un ground lift pour chasser les boucles de masse.

Points forts : la simplicité (volume, compression, trois bandes, un pad : tu règles ton son en deux minutes), le médium semi-paramétrique et la compression douce, qui lisse le jeu sans l’écraser.

Limites : un seul canal, pas de limiteur, pas de sortie accordeur ni de sortie casque d’après la fiche Thomann. Son caractère est propre et moderne : si tu cherches le grain saturé d’un vieux stack, il te faudra une pédale d’overdrive.

Le baffle OBC112

L’OBC112 est un baffle 1×12″ équipé d’un haut-parleur Lavoce, qui encaisse 400 W RMS sous 8 ohms. Il est construit en contreplaqué de bouleau 15 mm et pèse environ 12 kg, pour un prix de 539 €. Tête et baffle réunis, tu es donc à environ 1 105 € neuf.

Honnêtement, un 1×12 ne donne pas la poitrine d’un 4×10 ou d’un 2×15. Pour une répétition avec batterie électronique ou un volume maîtrisé, c’est largement suffisant et très défini. Pour un groupe de metal qui tape fort, tu sentiras ses limites dans le très grave. Tu peux le jouer avec la Fender American Professional II Jazz Bass du studio pour t’en faire ta propre idée.

Tête d'ampli basse orange compacte posée sur un baffle 1x12 noir

Comparatif des amplis basse 500 W compacts

Modèle Puissance Poids Égaliseur Compression / limiteur Prix repère
Orange Little Bass Thing 500 W (4 Ω) 2,95 kg 3 bandes, médium balayable Compresseur optique 566 €
Markbass Little Mark IV 500 W (4 Ω), 300 W (8 Ω) environ 2,8 kg 4 bandes + filtre Old School Limiteur bi-bande 516 €
Ampeg Portaflex PF-500 500 W (4 Ω) environ 5 kg 3 bandes, médium 5 positions, Ultra Hi/Lo Compresseur + limiteur environ 440 à 530 €
Fender Rumble 500 Head V3 500 W 2,27 kg 4 bandes + voicings Overdrive commutable environ 799 €

Seuls les modèles Orange sont disponibles au studio ; les trois autres servent de points de repère.

Markbass Little Mark IV : la précision à l’italienne

La Little Mark IV est l’étalon des têtes compactes. Elle propose quatre bandes d’égalisation à ±16 dB, un filtre « Old School » qui adoucit le haut du spectre, un préréglage médiums creusés pour le slap et un limiteur bi-bande. Elle ajoute une sortie accordeur et une sortie ligne XLR commutable pré/post EQ. Compte environ 516 € chez Woodbrass. Face à l’Orange, elle est plus flexible côté son, mais aussi plus technique à régler ; en contrepartie, elle n’a pas de compresseur à proprement parler.

Ampeg Portaflex PF-500 : le son « Ampeg » dans un format de poche

La PF-500 combine un préampli MOSFET, un étage Class D, un médium à cinq positions, des boosts Ultra Hi/Lo, un compresseur, une sortie casque et une boucle d’effets. C’est la plus complète en connectique, et la plus rock/funk dans le timbre. Son défaut : elle pèse environ 5 kg, soit près du double des autres, et les avis d’utilisateurs sont partagés sur son rendu à fort volume. Les prix constatés en France tournent autour de 440 à 530 € selon la boutique.

Fender Rumble 500 Head V3 : légère et typée rock

Avec 2,27 kg, c’est la plus légère de la bande. Elle propose un overdrive commutable au pied et trois boutons de voicing (Bright, Contour, Vintage). Attention : la fiche Reverb indique une production de 2015 à 2024. Tu la trouveras donc plutôt en stock restant ou en occasion, et le prix de 799 € relevé sur Audiofanzine est à vérifier.

Régler son ampli basse en répétition en cinq étapes

  1. Pars à plat. Toutes les tonalités au centre, compression à zéro, volume bas.
  2. Cale le volume avec le batteur. Tu dois te mélanger à la grosse caisse, pas la dépasser. Le gain d’entrée ne doit jamais saturer : le pad existe pour ça.
  3. Cherche ton médium. Sur l’Orange, balaye la fréquence du médium avec le potard de gain médium monté. Là où ta basse « sort » du mix, c’est ton point de départ.
  4. Sculpte les graves en dernier. Trop de grave dans une salle petite donne des résonances. Baisse avant de monter.
  5. Ajoute la compression. Un peu suffit : tu veux niveler les attaques, pas écraser le jeu.
Bassiste réglant les potentiomètres d'une tête d'ampli basse en répétition

Quel ampli basse selon ton profil ?

  • Tu veux un son propre, simple et rapide à régler : l’Orange Little Bass Thing. Tu retrouves les mêmes réglages à chaque session.
  • Tu aimes tout façonner (slap, médiums creusés, filtre de haut) : la Markbass Little Mark IV.
  • Tu veux un grain classique et toute la connectique : l’Ampeg PF-500, si les 5 kg ne te gênent pas.
  • Tu joues rock, avec un peu de saturation : la Fender Rumble, ou n’importe quelle tête associée à une pédale d’overdrive.

Le plus sûr reste d’essayer avant d’acheter. Un ampli sonne différemment avec ta basse, ton baffle et ta salle ; des fiches techniques ne remplacent pas dix minutes de jeu.

Essaie l’Orange Little Bass Thing chez Nudacy Studio

Chez Nudacy Studio, à Villeneuve-la-Garenne, la tête Orange Little Bass Thing et son baffle OBC112 sont inclus dans la session, comme la Fender American Professional II Jazz Bass. Tu peux donc venir sans ton ampli. La répétition coûte 24 €/h, ou 19 €/h avec le forfait 10h. Le studio est ouvert 7j/7 de 9h à 2h, avec parking gratuit en intérieur. Réserve une session, branche ta basse et compare avec ton propre matériel.

l

Réserve ta session